Le CVRA est une association de robotique avec comme but de promouvoir la robotique.

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Science-fiction(0)

publié le 12 mai 2010 00:35 par Florian Glardon   [ mis à jour : 12 mai 2010 00:36 ]

      Science-fiction(0)

                                    Léa, grand-père et la robotique, introduction

 

 

Léa, 11 ans, grand-père, 83 ans, des personnages fictifs, Entre eux, non pas un abîme, mais une complicité, un amour pour les jouets mécaniques, pour les robots.

 

Ils cheminent ensemble sur les sentiers du monde de la science, parce que pour la robotique il faut savoir beaucoup de choses. Grand-père est un obsédé, obsédé non pas par le salut de son âme ou les championnats de football, mais par le besoin de comprendre et de faire comprendre. Comprendre vraiment, comprendre à fond, comprendre pour pouvoir fabriquer des robots qui fonctionnent bien.

 

Alors grand-père raconte à sa petite-fille ce qu’il sait: comment les vieux Egyptiens avaient trouvé que la Terre était ronde en regardant les rayons du soleil dans deux puis, au même moment, commnt Pythagore avait fait des nœuds dans une ficelle (3, 4, 5 nœuds) pour fabriquer une équerre à angle droit, comment on monte un servo pour actionner un clapet, comment on peut multiplier en additionnant des logarithmes. Et un tas d’autres choses.

 

Léa saura calculer de tête le logarithme de 4, 8 et de 20, si grand-père lui fournit le logarithme de 2 (0.30103). Elle saura multiplier en binaire et en octodécimal 1110011 par 101, elle saura additionner en soustrayant le complément à deux ou à dix ; elle saura programmer un micro-contrôleur. Elle saura combiner, voir les choses dans l’espace, réfléchir.

 

A long terme, avec des copines et des copains, elle réalisera le rêve de grand-père : la construction d’un cheval robotique pour aller se pavaner à midi sur la place St-François à Lausanne.

 

Les aventures et les discussions de Léa et de son grand-père paraîtront chaque vendredi sur le site de la CVRA, Club Vaudois de Robotique Autonome, http://www.cvra.ch.

 

Ecrivez-nous, à++.

 

 

Le pourquoi de la robotique

publié le 12 mai 2010 00:34 par Florian Glardon   [ mis à jour : 12 mai 2010 00:34 ]

Chère Léa,

 

Aujourd’hui on va parler de philosophie. Ce ne sera pas souvent le cas. Une fois par an, ça suffit amplement pour mettre les choses au point. C’est qu’il est important d’avoir un fondement d’idées claires pour organiser sa vie. Ce que les Suisses allemands appellent leur ‘’Lebensauffassung’’, leur conception de vie. C’est comme chez Microsoft, les MFC (Microsoft Foundation Classes), les bases de la programmation actuelle. Les classes sont le point de départ de tous les objets. Il y a une clase ‘’être humain’’ et des objets de cette classe, Léa, Estelle, Caroline et autres, toutes occurrences que j’aime beaucoup.

 

Ce fondement je le trouve dans ma collection de livres fondamentaux : Rousseau ‘’Le contrat social’’, Maria Montessori ‘’L’enfant’’, et quelques autres, dont l’actuel Sénèque ‘’Apprendre à vivre, lettres à Lucilius’’. Sénèque défend une bonne théorie. On passe un temps fou à exercer son corps, ses  réflexes. On fait des dieux, les bonshommes qui ont perdu une partie de leur vie à s’entraîner à maîtriser  un ballon de football ou une balle de tennis. Tout aussi important que l’entraînement du corps et même plus, il y a l’entraînement de l’esprit, de l’intelligence. C’est pour ça que j’aimerais que tu fasses de la robotique. Avoir une bonne tête, à mon point de vue, c’est plus important que d’avoir de gros muscles. Aujourd’hui, on nous matraque avec Eurofot, les jeux olympiques, Roland Garros, le Tour de Suisse, un immense effort de propagande, dont je dois me défendre. Alors je vais voir nager mes trois poissons rouges et je te prépare une simulation du problème du barillet.

 

Ceci dit, on peut revenir à la robotique.

 

Grosses bizes, gp

 

PS – va sur le site http://homepage.hispeed/FSJM/, tu y trouveras les énoncées et résultats des finales suisses des jeux mathématiques. Ces jeux sont aux mathématiques ce que Eurobot est à la robotique, jeux aux quels Estelle, Jonathan, Caroline et ton grand-père participent régulièrement. Pour le plaisir de réfléchir.

La mobilité des véhicules

publié le 12 mai 2010 00:33 par Florian Glardon   [ mis à jour : 12 mai 2010 00:33 ]

Chère Léa,

 

Aujourd’hui, j’aimerais te parler d’un sujet auquel je réfléchis depuis pas mal de temps : ‘’La mobilité des véhicules’’.

 

Ça a commencé il y a plus de vingt ans, quand j’ai acheté ma première remorque pour transporter des plots de ciment, du sable ou du béton frais et qu’il a fallu reculer pour amener le matériel le plus près possible de leur lieu d’emploi. Ensuite, le problème s’est reposé au club de robotique quand il a fallu programmer des robots autonomes afin qu’ils aillent à des endroits bien déterminés.

 

D’abord il faut faire une première distinction. Naviguer en mer ou dans le désert ou se déplacer sur une route, c’est bien différent. Dans le premier cas tu peux aller où tu veux, le problème est de savoir où tu es. Aujourd’hui, avec le GPS, il n’y a plus de problème, mais essaie de te mettre à la place de Christophe Colomb avec l’idée d’aller aux Indes en partant à l’ouest. Sur une route, c’est plus simple, on essaie de rester entre deux lignes blanches.

 

Donc savoir piloter ou savoir programmer une trajectoire. Ça dépend encore du véhicule, soit une automobile, soit le robot

 

L’autre matin, je rêvais d’une nouvelle norme pour les courses en formule-1. On mettrait des crochets de remorque à l’arrière des Ferrari et des Mc-Laren, on y attellerait une remorque et la course se déroulerait en marche arrière, les pilotes ne pouvant tourner la tête et pilotant au moyen des miroirs rétroviseurs (ce qui complique la situation, les miroirs renversant la vision). Je suis sûr que ce serait très amusant.

 

Pour te faire une idée, la prochaine  fois que tu iras chez Hornbach pour acheter des géraniums, prend un grand chariot (ceux pour le transport des planches, ils ont deux roues fixes et deux roues pivotantes, comme les autos) et pousse le, une fois avec les roues pivotantes devant, une fois avec les roues pivotantes derrière, ce qui correspond avec la conduite des automobiles en marche avant ou en marche arrière.

 

Ensuite on essaiera pour de vrai avant de programmer un robot auto ou un robot plate-forme différentielle.

 

A bientôt, dis-moi le résultat de tes réflexions, gp

 

PS – Toute trajectoire peut se décomposer en une suite des petits arc de cercle. Chaque fois on donnera le CIR (Centre instantané de rotation) et le rayon du cercle. Pour une ligne droite, le CIR est à l’infini. Ensuite, il faudra faire tourner les roues de la bonne façon.


Léa veut construire un robot

publié le 12 mai 2010 00:29 par Florian Glardon   [ mis à jour : 12 mai 2010 00:32 ]

léa à gp:
pourqui devrais-je apprendre la robotique ?
gp répond:
tu aimes tout ce qui est technique et la robotique te fera apprendre la mécanique, la physique, l'électricité, l'électronique, la programmation, les langues de l'informatique. Te fera réfléchir. Te permettra de laisser libre cours à tà créativité, ce qui procure de grandes joies.
lea:
on fait comment ?
gp:
pour apprendre, le mieux est de construire un robot. un robot qui fait quelque chose, par exemple le robot d'Eurobot 2008, il doit savoir naviguer, (tu apprendras plus tard) et il doit savoir stocker des balles.
lea:
dans un barillet ?
gp:
exactement, le premier pas, c'est d'imaginer un barillet, pour ça faire un modèle en carton, en bouts de bois, après on y mettra des moteurs, on commandera ces moteurs, etc.
Léa et gp passent le weekend de la Pentecôte à fabriquer un barillet, à l'échelle 1:2.5, ce qui plus commode, moins grand, les surfaces sont réduites par 6, les volumes (donc les poids) réduits par 15.
Prochaine étape, motoriser les axes, celui du barillet et celui de la porte d'évacuation. Photo ci-jointe.
A+


Le revolver à barillet

publié le 12 mai 2010 00:29 par Florian Glardon   [ mis à jour : 12 mai 2010 00:29 ]

GP raconte à Léa :

Le revolver à barillet apparaît aux Etats-Unis en 1837. Fabriqué par Colt, simple et efficace il a permis au cours des deux derniers siècles de tuer beaucoup de monde. Le barillet est un cylindre percé de 6 alvéoles dans lesquelles on charge les balles. En actionnant la gâchette, on fait avancer le barillet d’un cran, on arme le percuteur, on le libère et le coup part. Après avoir tiré 6 coups il faut recharger le barillet.

Léa dit :

C’est comme le barillet du robot du CVRA pour Eurobot 2008, sauf qu’il y 5 trous au lieu de 6.

GP :

Exactement.

Pour caractériser le revolver il faut préciser :

  • La position angulaire du barillet. La fonction fBarilletPlusI() fait tourner le barillet de 72 degrés dans le sens des aiguilles de la montre. La fonction fBarilletMoins() le fait tourner du même angle en sens contraire.
  • Pour chaque trou, iTrou1 à iTrou5, il faut préciser son contenu : 0 = vide, 1 = balle blanche, 2 = balle rouge, 3 = balle bleue.
  • La fonction fAccept() permet de charger une balle.
  • La fonction fEject() permet de tirer une balle.


Léa à GP :

On pourrait pas s’exercer ?

GP tire de sa poche un vieux revolver de cavalerie de l’armée suisse, qui date de son grand-père, sergent dans les Dragons, des balles blanches, rouges et bleues et Léa charge le revolver. GP lui dit de ne pas utiliser les balles bleues.

 

Léa charge une 1ère séquence : blanc/rouge/blanc/rouge/blanc et va la tirer. Ensuite elle charge une 2ème séquence rouge/blanc/rouge/blanc. Elle la tire et refait une deuxième fois la même séquence.

GP et Léa rentrent dans une boulangerie, Léa commande un chocolat chaud, GP un café.

Ils se sont bien amusés.

 

 


Léa et le problème du barillet

publié le 12 mai 2010 00:27 par Florian Glardon   [ mis à jour : 12 mai 2010 00:29 ]

Grand-père (gp) a posé à Léa le problème du barillet (voir le mail, réponse à Antoine). Elle y réfléchit, même qu'elle oublie d'apprendre ses verbes irréguliers anglais
to awake awoke awoke
to bear bore born
.................
Elle a une mauvaise note, elle s'en fout, elle parle déjà l'anglais avec ses copines aux ''Ecureuils''. Elle préfère réfléchir plutôt que d'apprendre par coeur.

Elle discute avec gp. Il lui spécifie la séquece à obtenir dans la rigole
WRWRW//RWRW//RWRW, en fait trois voyages.
7 points pour les balles blanches
6 x 2 points pour les balles rouges
6 x 3 points de bonus, total 40 points, wouah
gp lui explique l'INPUT. Les balles arrivent (couleur aléatoire W, R, B) devant le barillet, 3 senseurs indiquent la présence et la couleur de la balle. Pour qu'une balle puisse être poussée dans le barillet, il faut que celui-ci présente une alvéole vide. Si la balle est bleue elle est poussée dans le barillet, mais ensuite immédiatement rejetée. Suivant la couleur de la balle dans l'antichambre, il faut faire pivoter le barillet de façon appropriée afin de préparer la séquence. L'éjection se fait en faisant d'abord monter la balle d'une position du barillet, ensuite revenir en arrière en ouvrant la porte.

gp lui dessine un schéma du système (voir fichier associé).

Le jeu commence.
Ce que fait Léa en poussant les boutons ACCEPT(), BARIILET-PLUS(), BARILLET-MOINS(), EJECT-GAUCHE(), EJECT-DRTOITE(), Martin le fait par programme. Il travaille dur, il devient tout maigre.
 
Amitiés, claude v.

 


Léa pilote un robot, 2ème partie

publié le 12 mai 2010 00:26 par Florian Glardon   [ mis à jour : 12 mai 2010 00:27 ]

Léa a envie de rejouer. Elle s’installe à son siège sur le robot. Elle remet le chrono à zéro et repart.

 

Elle se souvient de sa stratégie du jeu précédent et fait le même parcours. Au bout de 45 secondes elle a placé dans la rigole 6 boules blanches, 4 boules rouges. Le score sur le tableau d’affichage indique pour elle 26 points.

 

Elle sait qu’il reste en jeu 9 boules rouges, soit 3 dans le distributeur vertical et 6 dans le distributeur horizontal. Elle va chercher les 3 boules dans le distributeur vertical, va déclencher le distributeur horizontal est avec un peu de chance ramasse encore 2 boules rouges sur la table. Avec son barillet rempli de 5 boules rouges elle va se positionner devant le bac réfrigéré et tire les 5 balles. 10 points supplémentaires de gagnés.

 

Son score final est maintenant de 36. Le gong sonne la fin de la partie.

 

Elle est bien contente.


Léa pilote un robot

publié le 12 mai 2010 00:25 par Florian Glardon   [ mis à jour : 12 mai 2010 00:26 ]

Léa dormait tranquillement dans son lit quand la fée Carabosse est entrée dans sa chambre. D’un coup de baguette magique, la fée la rapetisse à une taille de quinze centimètres.

 

Du coup, Léa est capable de s’installer aux commandes d’un robot rouge fabriqué par une bande de mordus d’un club romand de robotique autonome.

 

Le cockpit, préparé par Patrick, est à sa taille. Environ 15 x 15 cm. A sa gauche et à sa droite un manche à balai, chacun se déplaçant dans un plan vertical. En poussant un manche un avant c’est le moteur correspondant qui se met en marche en avant, avec une vitesse proportionnelle au déplacement du manche. En tirant le manche en arrière, le moteur correspondant recule. Au point mort, le moteur est en roue libre. Sur la manche de gauche un bouton permet d’actionner le canon à balles, sur le manche de droite un bouton permet de faire tourner le barillet qui peut contenir 5 balles.

Devant elle, un tableau de bord avec un écran où elle voit l’aire de jeu, sa position et son orientation, les récepteurs et les distributeurs de balles, le robot adverse. Le pare-brise est noirci, elle ne voit pas dehors. Par contre sur le display elle voit une image du barillet avec les balles en couleur. Un chronomètre indique le temps, qui est programmé à 90 secondes..

 

Bouang, coup de gong, départ.

 

Léa fonce en avant, le barillet se remplit de 2 balles rouges (R). Elle a avancé d’environ 1.30 m. Elle pivote de 90 degrés, avance de 80 cm, pivote de 100 degrés et va ramasser 3 balles blanches (B). Son barillet est plein. Elle va à sa rigole rouge en faisant une diagonale et en appuyant du pied la pédale gauche elle libère une balle après l’autre et ayant soin que les balles soient déposées dans l’ordre BRBRB, ce qui lui vaut 13 points.

 

Ensuite elle va à son distributeur de balles rouges et en prend 2, au distributeur de balles blanches, elle en prend 3 et va de nouveau les placer dans la rigole. De nouveau 13 points.

 

Ensuite, elle ne sait trop que faire. Alors pour embêter, elle va vider et disperser sur l’aire de jeu, les balles du distributeur bleu, celle e l’autre distributeur blanc, ainsi que celles du distributeur de balles mélangées.

 

Bouaang, les 90 secondes sont écoules.

 

Léa avec 26 points a gagné la partie. Elle descend du robot, retourne vers son grand-père qui lui donne un Ragusa en récompense.

 

Mais que voient-ils ? Patrick installe au poste de pilotage une poupée Barbie, qui ressemble à Léa comme deux gouttes d’eau, avec des bras et des jambes et en plus une intelligence artificielle.

 

Le jeu recommence. Barbie fait également 26 points. Match nul. Superbe.

 

Léa rêve. Elle se demande qui a pût construire un si beau robot. Elle rêve qu’un jour elle puisse aller dans une bonne école pour apprendre à construire des robots.


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